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HUMEURs - COUPs de COEUR - POSITIONS
> «Ecoute BÛCHERON ARRETE UN PEU LE BRAS… » (Ronsard): texte de DS fev 2011

> Quelqu’un m’avait dit…. «Ce film, on ne peut pas le raconter…il y a tant de choses…». Texte de JW 2010

> Deux hommes, une femme… La voix des peuples autochtones Texte de JW 2008

> Position: Education pour un Environnement et une Humanité Durables

> Position : Pour une seule planète

> Position adoptée SUR LES DECHETS ORGANIQUES OU BIODECHETS

> Position sur les anciennes Mines d'uranium

> Position:  Nitrates: la Corrèze ne doit plus faire l'autruche

> position: Gaz de schiste (ou de houille) ? Ni à Brive, ni ailleurs

 > Communiqué de presse  du 2 juin 2014 Suite au saccage d'un verger, rappel de notre position contre les pesticides

>  CP: Contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, comme de tout autre projet inutile et destructeur,

Position
Gaz de schiste (ou de houille) ? Ni à Brive, ni ailleurs.

Position
Gaz de schiste (ou de houille) ? Ni à Brive, ni ailleurs.

Sensibilisés par le danger que constitue l'exploration et l'exploitation des gisements non conventionnels de gaz et huiles, nous affirmons notre refus de ces projets ici et ailleurs.

Ce refus repose notamment sur les éléments suivants :

- l’aberration énergétique que constitue la poursuite de l’utilisation d’énergie fossile à l'heure de la lutte contre le changement climatique et de la nécessité de mettre en avant la sobriété énergétique ;

- la dangerosité du procédé d’exploration comme d’extraction ( fracturation). Il utilise des millions de litres d‘eau (ou de gaz selon le procédé) mélangées à plusieurs centaines de produits chimiques qui se déverseront dans les sous-sols et les cours d’eau;

- le manque d'information de la population et de débats publics;

- les conséquences environnementales désastreuses : pollution des réserves d'eau potable, du sol, des sous-sols et de l’air;

- l’impact sur le monde socio-économique: agriculture, tourisme;

- les atteintes irréversibles à la santé: produits mutagènes, reprotoxiques et cancérigènes comme nous le démontre l’expérience des Etats-Unis et du Canada.

Œuvrons ensemble pour une transition énergétique

La France s’est engagée à réduire d’ici à 2050 ses émissions de gaz à effet de serre afin de participer à l'effort pour le Climat. Ces projets d’exploitation pour trouver de nouveaux gisements de ressources fossiles en France sont donc parfaitement irresponsables au moment où les scientifiques s’accordent à dire que brûler plus du tiers des ressources fossiles déjà connues d’ici à 2050 suffirait à provoquer l’emballement du réchauffement climatique. La transition énergétique consiste, pour l'essentiel à passer du soleil en stock au soleil en flux, tout en arrêtant le nucléaire, en favorisant les modes de production décentralisés et en réduisant fortement nos consommations d’énergie

Nous affirmons que la priorité doit résider dans l’efficacité et la sobriété énergétique et non la recherche de nouveaux hydrocarbures: nos besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.

Communiqué de presse du 25 nov 2014
Fédération Départementale CORREZE environnement

NITRATES

 

   Nitrates: la Corrèze ne doit plus faire l'autruche

"CORREZE environnement souhaite rappeler que le problème des excès de nitrates dans les sols et dans l'eau est un problème de santé, de dépenses publiques, et de choix de société. La Corrèze est tête de bassin versant, le taux moyen de nitrate tourne autour de 10mg/l.

Le dossier de l'excès de nitrate dans l'eau est revenu sur le devant de la scène suite à la mauvaise mise en œuvre de la Directive européenne qui date tout de même du 12 décembre 1991: après 5 programmes d'actions, les résultats concrets ne sont toujours pas probants vis-à-vis de la réduction de la pollution des eaux (eaux souterraines, rivières, lacs, eaux littorales) par les nitrates d'origine agricole.
En 2012 déjà, la Préfecture de la Corrèze (suite à l'avis du Conseil départemental de l'environnement et des risques scientifiques et technologiques ), avait alors refusé le classement en zone vulnérable des communes corréziennes visées aujourd'hui, au vu des engagements de la profession agricole de régler elle-même la problématique.

Or les analyses des captages d'eau potable montrent par exemple sur Albussac, depuis 2009, des taux régulièrement supérieurs à 40mg/l (en 2014 sur 8 analyses, 7 dépassent les 50 mg/litres !!): La politique de l'autruche a atteint ses limites...

 Par contre, CORREZE environnement donne raison à Madame la Ministre (déclaration du 4 nov 2014) qui propose que la carte des zones concernées soit restreinte aux limites hydrologiques du bassin-versant.
De plus nous sommes favorables à ce que les actions correctrices soient imposées aux seules exploitations concernées parfaitement connues et de l'administration, et de la profession."

Le Bureau de CORREZE environnement Contact William Mazerm 0621918304

Communiqué de presse  du 2 juin 2014

Suite au saccage d'un verger, rappel de notre position contre les pesticides

 

 Suite au saccage d'un verger, rappel de notre position contre les pesticides

Le Conseil d'Administration de CORREZE environnement a pris connaissance, par la presse de la destruction systématique de plus d'un demi hectare de verger sur la commune de Concèze.

Notre association a toujours condamné les actes de vandalisme, quels qu'ils soient, particulièrement ceux dirigés contre un outil de travail. Il nous semble nécessaire de laisser la gendarmerie faire son travail avant tout raccourci polémique ou injurieux.

Nous tenons à rappeler que CORREZE environnement, agréée pour la protection de l'environnement, agit dans l'intérêt général, en utilisant, à visage découvert, les moyens démocratiques et légaux disponibles, en privilégiant le travail en réseau, le partenariat et les actions positives.

Sur la question de l'utilisation des pesticides, notre position est simple et s'appuie sur le danger avéré de ceux-ci, tant sur les milieux que sur les hommes. Le colloque du 23janvier 2014 ,auquel nous avons participé, co organisé par la Chambre régionale d'Agriculture, les services de l'Etat et le Conseil Régional s'est conclu avec Monsieur jean Marc Meynard, Directeur de recherche à l'INRA et grand témoin de la journée, (conclusion téléchargeable en entier sur le site de la chambre régionale d'agriculture), il a avancé l'idée que " Mettre en avant, comme aujourd'hui, l’importance des questions de santé et d’environnement, oblige à re-réfléchir l’ensemble du système social autant que technique." Il n'y a donc pas un responsable unique à pointer mais un vrai travail de "déverrouillage" pour collectivement se réorganiser autrement dans le long terme, pour le bien de tous. Ses propos que nous partageons ne laissent aucune ambiguïté sur l'attitude à avoir et le chemin à suivre…

Le Bureau de CORREZE environnement - Contact William Mazerm 0621918304

Communiqué de presse nov 2013

Contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, comme de tout autre projet inutile et destructeur,

 

 Contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, comme de tout autre projet inutile et destructeur,

La Fédération Départementale CORREZE environnement demande l’abandon du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, comme de tout autre projet inutile et destructeur, et la remise à plat des engagements du Schéma National des Infrastructures de Transport, le SNIT.

Pour le Bureau de CORREZE environnement, comme pour Bruno Genty président de France Nature Environnement : « Il faut oser renoncer aux infrastructures nuisibles à l’environnement et pour lesquels le service rendu est douteux. L’occasion est belle de faire des économies conséquentes tout en protégeant mieux l’environnement, voilà qui constituerait un signal fort de l’engagement de l’Etat pour la transition écologique, au-delà des discours ».

A l’heure où les mobilisations autour de Notre Dame des Landes se renforcent
- pour défendre des droits essentiels : droit d’accès à la terre, souveraineté alimentaire, droit de vivre dans un environnement non pollué…..,
- pour s’opposer à la rapacité des multinationales sans foi ni loi,
d'’autres peuples à travers le monde, victimes des mêmes politiques se mobilisent
- contre les projets pharaoniques destructeurs de l’environnement mais source de profits pour quelques multinationales et  Etats complices;
- pour l’application de textes internationaux telle la Convention 169 de l’OIT, outil juridique pour la défense des peuples autochtones
- pour que « les droits de la nature » soient inscrits dans la Constitution des Etats.

Nous, associations œuvrant pour un Environnement et une Humanité Durables, nous déclarons solidaires de ces combats parce que la solidarité que nous défendons est dans un même temps :

- Un acte réfléchi qui vise à induire des changements de comportements individuels et collectifs

- Un acte politique qui vise à rendre plus équitables les règles de la politique mondiale

- Un acte nécessaire pour tous car c’est la condition d’un monde plus juste

La Fédération CORREZE environnement sera donc présente sur la place de la Cathédrale, samedi 17 novembre, non seulement pour le lancement de la Semaine de la Solidarité Internationale avec la création de la Solisphère "Droits à l'essentiel", mais également pour soutenir celles et ceux qui sont engagés dans le combat contre ce projet d’aéroport aberrant.

Compléments d’information :

Pourquoi les Associations de Protection de l'Environnement soutiennent-elles les opposants à l’aéroport ?

Les raisons sont multiples et les Amis de la Terre l'ont très bien résumé dans les 6 points suivants !

"Nous ne reviendrons pas sur le déni de démocratie, il est évident et a été largement souligné par d’autres. Concentrons-nous sur les aspects écologiques.

1/ Ce projet est une aberration dans le cadre de la lutte contre le changement climatique :

les transports aériens sont de très loin les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre par passager et par tonne de marchandise transportée et à ce titre participent largement au réchauffement de la planète. Alors que les émissions de GES produites en Europe par l’aviation internationale ont augmenté de 100 % depuis 1990, le trafic aérien devrait plus que doubler entre 2005 et 2020. Il faut donc dès aujourd’hui les restreindre, alors qu’on sait qu’un nouvel aéroport constitue un appel d’air pour des transports aériens supplémentaires.

Or on sait déjà que le prochain rapport du GIEC (Groupement International des Experts du Climat) sera catastrophique !

Le gouvernement précédent le reconnaissait implicitement dans le cadre du SNIT (Schéma national des infrastructures de transport) en actant comme principe fondamental le report modal, c’est à dire reporter la mobilité des personnes et des marchandises des modes de transports des plus émetteurs de GES vers les moins émetteurs. La réalité des projets inscrits au SNIT est moins évidente, mais c’est une autre histoire...

2/ Ce projet est une aberration dans le cadre de l’aménagement du territoire :

l’aéroport de Notre Dame des Landes est censé désengorger les aéroports parisiens, ce qui implique de multiplier les infrastructures et voies d’accès (aéroport secondaire, autoroute) les plus rapides possibles entre la capitale et Nantes.

Or le gouvernement a réaffirmé lors de la Conférence environnementale la nécessité de stopper ou au moins ralentir l’artificialisation des sols ! Un leurre dans un tel contexte !

3/ Ce projet est une aberration au regard de nos besoins en terres agricoles :

 il sacrifie 2 000 ha de terres pour la plupart à destination agricole, alors que la France est très loin d’assurer son indépendance alimentaire.

Or la souveraineté alimentaire est parait-il une forte préoccupation de nos gouvernants !

4/ Ce projet est une aberration écologique :

sur les 2 000 ha il y a des zones humides protégées, la construction de l’aéroport et des infrastructures qui l’accompagneraient détruiraient des centaines d’hectares de zones naturelles, d’habitat animaliers, et mettrait en péril les continuités écologiques.

Or le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) vient d’annoncer que les zones humides ont diminué de moitié en un siècle alors qu’elles sont essentielles à la biodiversité et à la régulation des écosystèmes !

5/ Ce projet est une aberration en termes économiques et de consommation d’énergie :

à l’heure où les dernières énergies fossiles auront un coût de production exorbitant et un impact écologique dramatique (comme les seraient les huiles et gaz de schiste), il est impératif de limiter leur usage à de réels besoins pour la société (matériel médical par exemple) et uniquement s’il n’y a pas d’énergie de remplacement possible. L’idée qui a pu germer dans certains esprits d’alimenter les avions avec des agrocarburants est pure folie !

6/ Ce projet est une aberration budgétaire :

alors qu’on nous parle quotidiennement de restrictions des dépenses publiques impactant très lourdement les services publics, comment justifier de mettre plus de 540 millions d’euros dans un projet en partenariat avec la multinationale Vinci ?

On sait depuis longtemps combien les partenariats public/privé (PPP) sont un gouffre qui hypothèque l’avenir des finances publiques avec bien peu d’avantages en retour pour les usagers... Au même moment, nos gouvernants nous disent qu’on ne peut pas aller plus vite dans la protection de l’environnement et dans la transition écologique parce que ça a un coût trop important pour les finances publiques !

Ces quelques points suffisent à démonter les enjeux d’un tel projet. C’est pourquoi nous en avons fait un symbole et exigeons l’abandon de ce projet. Et nous n’avons pas le droit de lâcher sur un symbole aussi important."

Nous devons nous mobiliser, tous ensemble, car le silence des chaussons peut être au moins aussi destructeur que le bruit des bottes..."

 

Deux hommes, une femme…
La voix des peuples autochtones

Ils étaient déjà venus. Ils reviennent. Deux hommes, une femme. Ils viennent de loin, de ce coin de terre  presque inconnu pour nous, le Nordeste brésilien. Par leur présence, ils le rendent vivant. Pas encore assez vivant à leur goût car ils se sentent bien isolés, une lourde chape de silence étouffe jusqu’à leur existence même.

Ils sont venus nous dire que le mépris dont ils sont victimes est à la mesure de la barbarie perpétrée contre eux depuis cinq siècles. Qu’ils sont engagés dans une campagne de paix, campagne de dialogue dans le respect de l’autre et porteuse d’un message d’universalité.

Ils sont venus nous dire qu’ils ont besoin de notre aide.

J’ai bien entendu. Je suis restée abasourdie…Comment leur dire que nous n’avons pas appris leur histoire à l’école, que nous ne connaissons donc pas leur existence et qu’il n’est pas sûr que nous puissions les aider !

S’ils nous demandent de l’aide pour devenir comme nous, ce n’est pas difficile. Nous savons faire. C’est ce que nous avons toujours essayé de faire si nous regardons l’Histoire de France. On a aidé beaucoup de peuples comme ça, non ? Nous n’avons pas toujours réussi et parfois cela s’est mal terminé mais nous ne désespérons pas. Nous sommes toujours prêts à apporter la civilisation à des peuples arriérés.

Mais si les aider consiste à considérer que leur civilisation est porteuse de valeurs dont nous pouvons nous inspirer, cela me paraît beaucoup plus difficile. Ne fonctionnons nous pas sur une échelle de valeur qui impose un regard méprisant, condescendant ou charitable sur ces peuples restés trop près de la nature ? Nous, nous pensons notre civilisation en terme de transformation ou d’exploitation de la nature, c'est-à-dire en terme de pouvoir qui immanquablement entraîne  le vivant vers sa propre destruction, vers sa mort. 

 D’ailleurs, je ne sais pas, vous, mais moi, cette rencontre m’a donné envie d’ouvrir quelques manuels scolaires à la page « Les grandes découvertes », vous voyez à quoi je pense ? Christophe COLOMB, ces pauvres créatures à genoux devant les dieux vivants…. créatures sauvages, venues de nulle part … Je vous engage à faire l’expérience. Ce ne sera pas simple de leur expliquer. J’ai un peu honte de leur montrer ces livres. Je nourris pourtant l’espoir que les vainqueurs entendent enfin la voix des vaincus.

Parce que ces vaincus de l’Histoire Officielle disent depuis bien longtemps que nous sommes dans l’impasse.

Ils disent que tout déséquilibre a des conséquences dramatiques pour la planète et les hommes et que la terre nourricière mérite le respect, que sa destruction entraîne celle de l’être humain.

Ils disent aussi qu’ils ne se résigneront pas, qu’ils continueront leur combat pacifique pour la reconnaissance de leur histoire, de leurs droits, du respect de la diversité humaine.

Alors, digne humilité, folle modestie ou incroyable naïveté lorsqu’ils demandent notre aide ?

Sans doute un peu tout cela mais au moment de leur départ nous avions dans nos têtes une petite idée qui commençait à germer : "Et  si c'était nous qui avions besoin de leur aide ? ".

Position adoptée par CORREZE environnement

SUR LES DECHETS ORGANIQUES OU BIODECHETS
(A partir de la position de France Nature Environnement)

 Position adoptée SUR LES DECHETS ORGANIQUES OU BIODECHETS  (A partir de la position de France Nature Environnement)

Principe: Soutenir la prévention des biodéchets pour en produire moins…

- Déchets alimentaires : Faut-il interdire la consommation de poireaux ou l’épluchage des carottes ? Non ! Les biodéchets de cuisine peuvent être limités en évitant le gaspillage d’aliments: en achetant selon les besoins, en les conservant mieux et en incorporant les surplus dans un repas suivant. Mais la consommation de fruits et légumes frais (de saison) est à encourager!

- Déchets de jardin : un jardinage « pauvre en déchets » se développe dans certaines régions, avec choix d'essences et une fertilisation plus modérée. Les tontes de pelouse peuvent être laissées sur place ou utilisées comme paillage; l'accès à un broyeur permet la transformation des tailles en copeaux précieux pour paillage ou compostage. Certaines municipalités mettent ce genre de pratique en oeuvre déjà pour les espaces verts.

… puis composter les déchets fermentescibles inévitables

Compostage de proximité à encourager, à accompagner dans la durée

- le compostage domestique: Un accompagnement dans la durée avec des maîtres composteurs (professionnels) et/ou des guides-composteurs (bénévoles) doit faire partie intégrante du dispositif.

- Le compostage de quartier ou micro-collectif: demande plus d'organisation et une dynamique locale.

- Le compostage en établissement (scolaire, entreprise etc.) nécessite un accompagnement technique et pédagogique dans la durée (cf fiche méthodologique réalisée par CORREZE environnement et ses fiches exemples)

Pour CORREZE environnement, ce compostage de proximité revient à de la prévention, car les déchets organiques n'arrivent pas dans la collecte publique. On peut même argumenter que ces matières fermentescibles ne deviennent jamais des déchets, mais que ce sont des sous-produits qui deviennent matière première pour la fabrication du compost.

 Le vermicompostage ou lombricompostage est une variante un peu plus délicate à mettre en oeuvre, qui peut donner de bons résultats lorsqu'il est bien encadré.

 Les mots-clés pour une bonne gestion des biodéchets: proximité et séparation

 Lexique
Déchets organiques:
les déchets du vivant
Biodéchets: les déchets organiques de jardins ou de parcs, les déchets alimentaires des ménages, de la restauration, des commerces; et les déchets similaires provenant des usines de transformation des denrées alimentaires.

Position adoptée par CORREZE environnement

Mines d'uranium

Position sur les anciennes Mines d'uranium

Plus de deux ans après la formulation des recommandations du GPP (Groupe d'Expertise Pluraliste) et 1 an et demi après celles du CESER (Conseil Economique, Social et Environnemental Régional), la Fédération CORREZE environnement ne peut que constater l'absence totale de mise en œuvre sur le terrain de l'ensemble de ces recommandations !

Le bilan dressé par nos associations est globalement très négatif et la position des autorités publique semble malheureusement pouvoir se résumer en une phrase: "il est urgent de ne rien faire".

Ce bilan est partagée par l'ensemble des association limousines et françaises confrontées à cette problématique, comme en atteste la déclaration commune d'octobre 2012 du collectif national des associations de France et du Niger qui constatent, entre autre:

−l'existence de terrains, chemins, lieux publics ou privés, habitations et batiments contaminés par des matériaux radioactifs disséminés dans l'environnement: ex d'étangs et de maisons contaminées en Xaintrie, sols pollués à Egletons, taux de radon élevés potentiellement mortels, etc…

les pollutions du milieu naturel dont les ressources en eau

− la gestion condamnable des sites de stockage de déchets, qui a abouti au fait qu'AREVA n'a plus de site de stockage de déchets autorisé en Limousin

− la perte de mémoire sur la localisation des sites remblayés (campagne de recensement classée sans suite par de nombreux élus),

− l'exposition du public à son insu, puisque l'information du public n'est pas assuré

− l'absence de normes sanitaires et environnementales claires et partagées par tous, en particulier sur les niveaux de rejet et de décontamination acceptables,

− un dispositif de surveillance inadapté…

Tout ce qui fait que la Corrèze, et contrairement aux départements voisins, se singularise par son laxisme et détériore ainsi son image avec les risques économiques que l'on imagine (tourisme, soupçons sur des produits potentiellement contaminés, valeur du foncier, etc...)

La Fédération CORREZE environnement, comme sa Fédération régionale Limousin Nature Environnement, attend toujours des avancées concrètes: (liste non exhaustive)

- le traitement des zones et sites pollués connus depuis des années au travers des rapports AREVA, associatifs, DREAL, et IRSN.

- l'enlèvement des stériles miniers, conformément aux récentes prescriptions de l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), sur l'ensemble des sites dépassant les 500 chocs/s, et non pas en fonction de scénarios d'exposition incomplets et ne prenant pas en compte le long terme.

- la publication des cartes brutes des zones contaminées par les stériles miniers afin de permettre aux élus de demander des actions rapides de remédiation.

- le traitement des eaux de consommation humaine sur les captages problématiques radon.

- l'analyses systématiques de l'utilisation des sédiments d'étangs sous influence minière. (Il est aujourd'hui démontré que certains sédiments de curage d'étangs se retrouvent comme apports en jardins potagers.)

- la couverture des stockages de déchets afin de stopper les pollutions avérées des nappes souterraines.

- la publication de la carte des zones humides sous influence minière donc potentiellement polluées.

- la validation et publication des NQE (normes de qualité environnementale) pour l'eau et les sédiments en matière de radioactivité.

- Réunions régulières des Commissions de Suivi de Sites avec ordre du jour concerté et projets de décisions publiques à discuter.

- la création d'un centre de stockage des déchets issus des dépollutions de sites et des bassins de traitement des eaux, aux normes environnementales actuelles (à minima celles d'un centre de déchets ménagers...).

- la mise aux normes environnementales et sanitaires du laboratoire de Bessines SEPA 1 en situation irrégulière depuis 2006 !

- la mise en aux normes des stockages de fûts radioactifs et de résidus de traitement dans certaines mines, non déclarés bien que connus et reconnus par AREVA et la DREAL.

- la reprise des contrôles inopinés des inspecteurs DREAL sur les sites limousins..

 

Conclusion: il n'est plus l'heure de faire des études:

Les connaissances actuelles sont déjà suffisantes pour permettre des décisions publiques capables de réduire le niveau de risques artificiels pour les populations limousines déjà particulièrement exposées naturellement à la radioactivité. Bien sur, le contexte international du nucléaire suite à l'accident de Fukushima n'est sans doute pas étranger à ces retards importants, la société AREVA ne pourrait pas supporter une remise en cause trop forte de ses méthodes d'exploitation de l'uranium alors que le Limousin est présenté comme exemple, et qu'un musée de la mine est en préparation...

Mais n'oublions pas que les conséquences de cette politique nationale sont aujourd'hui supportées par les populations limousines, et le seront demain par les collectivités territoriales et l'Etat (et donc par les contribuables corréziens) qui devront prendre en charge l'ensemble des dépollutions et des réhabilitation correctes des anciens sites miniers. Cela n'est pas acceptable

Position adoptée par CORREZE environnement


Education pour un Environnement et une Humanité Durables

Education pour un Environnement et une Humanité Durables

Adhésion, partage des valeurs et soutien plein et entier à l'association Sève-Relais Ecole et Nature du Limousin qui a pour but de
"rassembler les différents acteurs intéressés par la promotion d’une éducation à un environnement et à une humanité durables (EEHD) et qui agissent en Limousin"
(Article 2 des statuts)

·         Permettre aux acteurs de se rencontrer, d’échanger leurs idées et savoir-faire ;

·         Mettre en relation les différents acteurs et partenaires de l’EEDD ;

·         Mutualiser les ressources ;

·         Permettre de faire circuler l’information ;

·         Réaliser avec ses membres des actions communes d’EEHD ;

·         Initier de nouvelles démarches pédagogiques pour une éducation à un environnement et à une humanité durables ;

·         Renforcer la représentativité des acteurs de l‘éducation à l’environnement et à la citoyenneté ;

Son esprit est proche et en lien avec celui du réseau national Ecole et Nature. Sève souhaite permettre à toute personne ou structure soucieuses de partager leurs expériences, leurs outils en matière d'éducation à l'environnement, attentives à l'évolution des méthodes pédagogiques, ouvertes sur ce qui se passe au niveau régional, national, mondial de pouvoir se réunir et agir ensemble.

Définition de l’E.E. adoptée par le réseau Sève et que nous soutenons: "Sève recouvre aussi bien les démarches d’information, de sensibilisation, d’éducation que de formation pour tous et à n’importe quel âge de la vie.

Lorsque nous parlons d’éducation à l’environnement, il s’agit d’une éducation qui:

·         privilégie les méthodes pédagogiques actives en utilisant des approches diversifiées (sensible, sensorielle, scientifique, ludique, systémique…);

  • favorise l’acquisition de connaissances, de savoir faire et de savoir être par rapport à l’environnement ;
  • initie à la complexité des questions environnementales, issue de l’interaction entre facteurs économiques, sociaux et environnementaux ;
  • adopte les valeurs de tolérance et de respect de soi, des autres et de la nature ;

 

·         passe obligatoirement par le contact avec le réel, la pratique de terrain ;

·         développe l’analyse, le discernement, l’esprit critique ; 

·         contribue à l’autonomie, à la responsabilisation, à l’épanouissement personnel pour pouvoir être bien avec ce qui nous entoure ;

·         facilite la créativité ; l’esprit de recherche pour trouver de nouvelles formes relationnelles avec l’environnement ;

  • favorise le développement complet de la personne, en sollicitant les dimensions  cognitives, mais aussi affectives, kinesthésiques en vue de l’établissement de rapports harmonieux avec les autres personnes, le groupe social d’appartenance et l’environnement.

 C’est une éducation transdisciplinaire et multi-acteurs.

 Complément: Education pour un Environnement et une Humanité Durables- JW

Ce que nous entendons
par une éducation à une Environnement et Humanité Durables

Lors des Rencontres Régionales 2010, nous avons posé quelques jalons utiles à notre réflexion et qui pourraient constituer le cadre de notre philosophie.

Est-ce bien nécessaire, me direz-vous ?

Sans doute si nous ne voulons pas céder au fatalisme, si nous souhaitons conjuguer écologie, justice et solidarité, nous voilà tout naturellement conduits à faire des choix.

Le choix de la lucidité :
Pendant que la conscience citoyenne s’empare des questions de l’éducation à l’environnement, sue sang et eau pour trouver des solutions, faire des propositions, agir en cohérence….dans le même temps, mais à un autre niveau, dans d’autres réseaux, dans des sphères qui peuvent paraître lointaines et inaccessibles …se joue aussi l’avenir du monde : des hommes, de la planète….(OMC, FMI, UE, Etats, multinationales,….). Nous saurons en tenir compte.

Le choix de la responsabilité :
Combien de fois avons-nous fermé les yeux…des premiers camps de concentration que nous ne voulions pas voir….aux crimes coloniaux que nous refusons toujours de reconnaître, à la famine organisée par les multinationales avec la complicité d’un certain nombre d’Etats et d’Institutions Internationales…. Aujourd’hui face aux questions qui nous préoccupent, nous ne pouvons  dire que nous ne savons pas.

Le choix de la solidarité internationale
S’interroger sur nos modes de consommation c’est déjà prendre conscience que l’on ne peut penser l’ici sans penser l’ailleurs. Et l’ailleurs sur lequel je souhaiterais attirer votre attention c’est  celui des peuples autochtones du monde (450 millions de personnes) qui vivent dans des régions riches en ressources naturelles, exposées à l’exploitation du bois, des minerais, du pétrole. Ils  font face aux gouvernements et aux intérêts économiques qui menacent leur existence même….Et s’il est une question cruciale pour ces peuples c’est bien celle de la sauvegarde de l’environnement et de ces ressources naturelles que contiennent leurs territoires. Nos combats se rejoignent.

Parlant des Amérindiens, LE CLEZIO déclarait il y a quelques temps :

« On a raté une rencontre avec l’autre et il est possible que l’on vive aujourd’hui les conséquences de ce déséquilibre né au XVI ème siècle. Je pense que les grands problèmes écologiques que nous avons aujourd’hui auraient pu être différents ».

Pouvons-nous lui répondre que nous voudrions bien une deuxième chance et que le Limousin est prêt à tisser des liens, à apprendre de l’autre et à se mobiliser pour un environnement et une humanité durables. 

Position adoptée par CORREZE environnement

Pour une seule planète

Pour une seule planète:

CORREZE environnement s'engage pour

- La défense des droits fondamentaux: Ces droits (accès à l’eau, à l’alimentation, à la santé, à l’éducation, aux libertés d’expression, à la liberté d’association...) doivent être accessibles à chaque être humain.

- L'action en partenariat: C’est à la base de notre action: accord sur l’objectif de toute action de solidarité, co-élaboration de la stratégie de mise en œuvre, partage des responsabilités, relation transparente et réciproque dans la durée.

- L'éducation pour un Environnement et une Humanité Durables  : La solidarité internationale ne se traduit pas uniquement en actions dans les pays du Sud: il faut changer les mentalités des pays du Nord et modifier les comportements qui participent aux inégalités Nord/Sud, engager chaque citoyen à participer à des campagnes d’opinion et à des actions de plaidoyer ou de lobbying en direction des décideurs politiques et économiques.

La solidarité que nous défendons repose donc sur

  • le partage et la réciprocité, non sur l’assistance ou le paternalisme.
  • une plus grande implication des citoyens dans les procédures de décisions démocratiques au Nord comme au Sud.

La solidarité internationale, c’est :

  • Un acte réfléchi qui vise à induire des changements de comportements individuels et collectifs.
  • Un acte politique qui vise à rendre plus équitables les règles de la politique mondiale.
  • Un acte nécessaire pour tous car c’est la condition d’un monde plus juste !

Jeanne Wachtel

Edito lo direm 92 nov 2008 - CORREZE environnement

 

Deux hommes, une femme…
La voix des peuples autochtones

Ils étaient déjà venus. Ils reviennent. Deux hommes, une femme. Ils viennent de loin, de ce coin de terre  presque inconnu pour nous, le Nordeste brésilien. Par leur présence, ils le rendent vivant. Pas encore assez vivant à leur goût car ils se sentent bien isolés, une lourde chape de silence étouffe jusqu’à leur existence même.

Ils sont venus nous dire que le mépris dont ils sont victimes est à la mesure de la barbarie perpétrée contre eux depuis cinq siècles. Qu’ils sont engagés dans une campagne de paix, campagne de dialogue dans le respect de l’autre et porteuse d’un message d’universalité.

Ils sont venus nous dire qu’ils ont besoin de notre aide.

J’ai bien entendu. Je suis restée abasourdie…Comment leur dire que nous n’avons pas appris leur histoire à l’école, que nous ne connaissons donc pas leur existence et qu’il n’est pas sûr que nous puissions les aider !

S’ils nous demandent de l’aide pour devenir comme nous, ce n’est pas difficile. Nous savons faire. C’est ce que nous avons toujours essayé de faire si nous regardons l’Histoire de France. On a aidé beaucoup de peuples comme ça, non ? Nous n’avons pas toujours réussi et parfois cela s’est mal terminé mais nous ne désespérons pas. Nous sommes toujours prêts à apporter la civilisation à des peuples arriérés.

Mais si les aider consiste à considérer que leur civilisation est porteuse de valeurs dont nous pouvons nous inspirer, cela me paraît beaucoup plus difficile. Ne fonctionnons nous pas sur une échelle de valeur qui impose un regard méprisant, condescendant ou charitable sur ces peuples restés trop près de la nature ? Nous, nous pensons notre civilisation en terme de transformation ou d’exploitation de la nature, c'est-à-dire en terme de pouvoir qui immanquablement entraîne  le vivant vers sa propre destruction, vers sa mort. 

 D’ailleurs, je ne sais pas, vous, mais moi, cette rencontre m’a donné envie d’ouvrir quelques manuels scolaires à la page « Les grandes découvertes », vous voyez à quoi je pense ? Christophe COLOMB, ces pauvres créatures à genoux devant les dieux vivants…. créatures sauvages, venues de nulle part … Je vous engage à faire l’expérience. Ce ne sera pas simple de leur expliquer. J’ai un peu honte de leur montrer ces livres. Je nourris pourtant l’espoir que les vainqueurs entendent enfin la voix des vaincus.

Parce que ces vaincus de l’Histoire Officielle disent depuis bien longtemps que nous sommes dans l’impasse.

Ils disent que tout déséquilibre a des conséquences dramatiques pour la planète et les hommes et que la terre nourricière mérite le respect, que sa destruction entraîne celle de l’être humain.

Ils disent aussi qu’ils ne se résigneront pas, qu’ils continueront leur combat pacifique pour la reconnaissance de leur histoire, de leurs droits, du respect de la diversité humaine.

Alors, digne humilité, folle modestie ou incroyable naïveté lorsqu’ils demandent notre aide ?

Sans doute un peu tout cela mais au moment de leur départ nous avions dans nos têtes une petite idée qui commençait à germer : "Et  si c'était nous qui avions besoin de leur aide ? ".

Daniel SOULARUE
Président d'ASPL
Fév 2011

« ECOUTE BÛCHERON ARRETE UN PEU LE BRAS… » (Ronsard)

La plupart des routes touristiques Corréziennes - et le maillage bocager en est très riche- se caractérisaient par un boisement de bordures en feuillus de hautes stature= hêtres, chênes, bouleaux, charmes, tilleuls et platanes. C’est un avant goût de la forêt elle-même, toujours à quelques encablures d’une voie départementale. C’est la signature du paysage Corrézien, son arboretum offert partout en vitrine naturelle à ceux qui voyagent.

On a décidé en haut-lieu, il y a peu, de « préserver » coûte que coûte ce bête ruban de goudron qu’est une voie de circulation en partant du principe très élémentaire que l’arbre était l’ennemi juré de la route ! Moult riverains ont été sommés d’élaguer jusqu’au houppier, ou d’abattre, ces hautes sentinelles familières ; menace d’intervention administrative et facturation à la clef. Il en découle, et ça ne fait que s’accélérer, un massacre généralisé à la tronçonneuse sur de très nombreuses voies touristiques. Aucun discernement, aucune gestion raisonnée de ce qu’il faut bien pourtant appeler un patrimoine naturel. Vue le coût de l’intervention des professionnels, on rentabilise l’opération autant que faire se peut avec la coupe à blanc qui s’étend au-delà de la bordure elle-même.

C’est la suite, à l’échelle départementale, du honteux chantier d’abattage des 650 hêtres, plus que centenaires qui bordaient la RD 36- dite route de Paris- au sortir de Millevaches en allant vers la Creuse. Personne, malgré des manifestations associatives organisées sur la voirie, n’a pu s’opposer alors efficacement à la volonté des services techniques du Conseil Général. La perspective paysagère est aujourd’hui en ces lieux d’une affligeante banalité. Cette allée majestueuse ouverte sur des kilomètres était sans contexte une des vitrines patrimoniales du PNR de Millevaches.

N’eut-il pas été plus judicieux- et c’est encore pour très peu de temps d’actualité- d’associer l’ensemble des propriétaires riverains à une gestion concertée et raisonnée, voire une valorisation, de tout ce patrimoine forestier du «  pays de l’arbre et de l’eau ». On aurait alors parlé d’abattages et surtout d’élagages effectués avec discernement dans le cadre d’une politique d’image paysagère chère à nos mémoires Corréziènnes.

Qui peut démontrer que l’arbre nuit à la qualité du réseau routier ?

Qui peut statistiquement démontrer qu’il est un réel facteur de dangerosité s’il est « jardiné » ?

D’où émanent donc ces diktats administratifs qui s’apparentent aux directives européennes visant à substituer en tous lieux le résineux au feuillu ?

Qui donc pilote le délabrement progressif, avec interventions souvent trop tardives, du réseau routier rural ? Qui, dans le même temps, fait mettre du goudron sur du goudron à des fins électorales ?

Qui donc a confié, les yeux fermés, la gestion du patrimoine naturel départemental à des techniciens même très supérieurs ? Où est la société civile ? Où est l’administré lambda qui paie ses impôts pour l’entretien judicieux des voies routières ?

Le peuplement forestier Corrézien avec ses 260 000 ha fait encore illusion… vue d’hélicoptère.

La partie dite éco typique (les feuillus plus quelques essences de résineux) se réduit comme une peau de chagrin. Le taillis, sans avenir car non entretenu, se substitue à la forêt proprement dite. La friche boisée gagne partout du terrain.

Une politique globale de gestion raisonnée et de bonnes pratiques forestières à objectifs écologique et paysager reste toujours à mettre en œuvre avec courage et pugnacité dans ce département.

Jeanne WACHTEL
Mashikuna
CORREZE environnement
27 février 2010

A propos du Documentaire
LE TEMPS DES GRACES
de
Dominique MARCHAIS

Quelqu’un m’avait dit….
« Ce film, on ne peut pas le raconter…il y a tant de choses… ».

Je sais, maintenant, après l’avoir vu, que le propos n’était pas excessif !

Derrière une histoire de paysages, de terres, d’agriculture, c’est une page d’humanité qui nous est offerte.

Alors, je vous ferai part, seulement, de ce qui m’a le plus touchée comme cette idée, par exemple, de l’absolue nécessité du passé pour penser l’avenir. Du bon sens pour certains, nostalgie démodée pour d’autres. Beaucoup plus à mon sens…

Ce que nous percevons, aujourd’hui, dans la souffrance d’ailleurs, ce sont les effets dévastateurs de la loi du marché qui exige des hommes taillés à sa mesure, c'est-à-dire des hommes du maintenant, tout de suite… des hommes dévorés par les besoins de consommation, cherchant désespérément à les assouvir en consommant toujours plus. Ces hommes  du présent sont coupés de leurs racines, interdits d’avenir…

Alors, revendiquer le passé comme travail d’histoire indispensable permettant de savoir dans quelle direction aller est un beau plaidoyer de Dominique MARCHAIS contre « l’homme hors sol »imaginé par des techno-politiciens fous.

J’ai été sensible, aussi, au travail d’observation et d’écoute qui fait en grand partie la richesse du film. Parce qu’en définitive, la réalité ne se livre jamais au premier regard, elle se dissimule souvent derrière un mur de silence, celui que l’on peut appeler « le silence de la dignité ». Il faut beaucoup de patience et d’empathie pour comprendre ce qui se joue derrière les apparences. J’en ai fait l’expérience, en Equateur, avec les indiens Kichwas lors de mes deux derniers séjours. Ni plaintes, ni lamentations…une réalité difficile pourtant…des informations diffusées au compte goutte…pour comprendre, il faut savoir regarder, patienter, écouter.

Dominique MARCHAIS ne s’est pas laissé aller à la facilité ; au-delà des apparences,  il a réussi à analyser les causes d’un malaise. En croisant présent, avenir et  passé, il a tissé ce temps qui donne du sens et de l’espoir.

Le paysan serait-il l’avenir de l’Homme ?

Rien ne nous empêche de l’imaginer et de rêver ce temps où l’homme et la nature vivraient en harmonie.

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Jacqueline  et Bernard  Muet, Brive

fév 2010.

Mon épouse et moi-même, signalons qu'à partir de ce jour, comme nous le faisons déjà pour le café ( nous ne consommons que du café issu de filières équitables) , nous n' achèterons plus de pommes de terre du commerce...

Dans notre enfance, pendant l'occupation, la dictature des nazis nous a imposé pendant quatre ans des pommes de terre à cochon! Nous n' entendons pas qu'une autre dictature...commerciale...planétaire...et ultra-libérale nous impose insidieusement une nourriture transgénique...artificielle.... uniformisée et  peut-être dangereuse.

Dans beaucoup de régions de France, il existe encore de petites exploitations traditionnelles ou de culture biologiques ou nous  pouvons faire nos achats de légumes naturels et variés....

Notre façon d' acheter est aussi un acte citoyen...

Jeanne WACHTEL
Mashikuna
CORREZE environnement
 

Semaine de la Solidarité Internationale.
14 nov 2009

Une tribune d’honneur pour la Solidarité Internationale

 Nous en rêvions, nous l’avons fait : offrir à la solidarité internationale une tribune d’honneur dans un lieu, symbole du pouvoir du peuple. Pour nous, en Corrèze, ce 14 novembre 2009, ce fut dans le bâtiment F du Conseil Général.

Je vous accorde que la dénomination du lieu ne permet pas de ressentir toute la solennité de l’évènement. Nous aurions préféré à la dénomination « Bâtiment F » celle de « Grand Hall Thomas SANKARA » ou  d’ « Amphithéâtre Léonard PELTIER »….

Les mots ne font pas tout me direz-vous…pourtant en cette période flamboyante d’inhumanité, nous perdons pied, asphyxiés par le déferlement incessant de la vague d’oxymores, euphémismes, non sens, contre sens, vides de sens…

Les mots victimes de cette rage de croissance et de rentabilité meurent doucement, en silence, comme ces peuples autochtones sacrifiés au nom des intérêts des multinationales.

 Nous rêverons encore d’une tribune d’honneur
Pour ces hommes, ces femmes et ces enfants oubliés,
Ces vaincus de l’histoire
Pour rappeler leur utopie,
Les noms de celles et ceux qui l’ont portée,
Pour soutenir leurs luttes au nom du respect de leurs droits,
Pour clamer des mots porteurs d’espoir et de dignité
Et nous enivrer de leur humanité.

 Nous rêvons aussi de tribune d’honneur pour demander solennellement, aux citoyens et citoyennes élus de Corrèze, de s’engager effectivement, auprès des peuples spoliés de leurs ressources, de leur souveraineté, en demandant au gouvernement français de ratifier la Convention 169 de l’OIT, seul instrument juridique contraignant de protection des droits des peuples autochtones.